
Pourquoi est-ce si difficile d’oser être moi-même ? Comprendre ce qui m’empêche d’être vraiment moi
Tu t’es déjà demandé pourquoi tu n’arrives pas à être toi-même ? Peut-être que cette question te paraît un peu bizarre d’ailleurs. Parce que normalement, être soi-même, ça devrait être facile non ? Après tout, qui pourrait être toi à ta place ? Et pourtant…
Avec certaines personnes tu es très bavard(e), avec d’autres tu te fais tout(e) petit(e). Avec ta famille tu redeviens presque automatiquement une ancienne version de toi. Au travail, tu fais attention à ce que tu dis. Avec certaines personnes tu rigoles beaucoup. Tu acceptes des chosesu fais plaisir. Tu évites certains sujets. Et tu le sens bien que, finalement, par moments, tu voudrais être pleinement toi, dire ce que tu as envie de dire, montrer plus qui tu es sans restriction, te comporter différemment…
Cela m’amène à deux réflexions, la première étant de ne pas s’autoriser ou oser à être soi-même, et la seconde étant de ne pas ou plus savoir qui on est vraiment. On va développer plutôt la première dans cet article.
Tu sais bien que tu as une personnalité. Des goûts, des envies, des opinions, des émotions, des valeurs. Mais pourquoi est-ce si difficile de les montrer ? Pourquoi est-ce que tu changes autant selon les personnes ? Pourquoi est-ce que tu sais si facilement ce que les autres veulent, alors que lorsqu’on te demande ce que toi tu veux, tu réponds parfois : « Je ne sais pas » ? Ou alors tu sais mais n’oses le dévoiler…
Attention, cet article ne parle pas de trouble de la personnalité, ni de diagnostic psychologique. Nous parlons ici de ces petits mécanismes du quotidien qui peuvent nous amener à nous éloigner progressivement de nous-mêmes.
Être soi-même, c’est quoi ?
C’est pouvoir vivre, penser, ressentir, choisir et agir sans avoir constamment besoin de modifier qui l’on est pour être accepté, aimé, compris ou pour éviter de déranger.
C’est avoir suffisamment de sécurité intérieure pour pouvoir se demander : Qu’est-ce que je ressens vraiment ? Qu’est-ce que je veux vraiment ? Qu’est-ce qui est important pour moi ? Est-ce que je dis oui parce que j’en ai envie… ou parce que j’ai peur de dire non ? Est-ce que je fais ce choix parce qu’il me correspond… ou parce qu’il correspond à ce qu’on attend de moi ?
Et surtout, être soi-même, c’est pouvoir rester en lien avec les autres sans devoir se quitter soi-même pour conserver ce lien. Être soi-même, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre. C’est arrêter de s’éloigner de soipour pouvoir être accepté par les autres. C’est retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour ne plus avoir besoin de s’abandonner soi-même dans la relation aux autres.
Signes que tu t’es peut-être éloigné(e) de toi-même
S’éloigner de soi ne se voit pas forcément de l’extérieur. Tu peux avoir une vie qui semble parfaitement normale, être entouré(e), travailler, avoir des projets, rire, sortir… et pourtant ressentir intérieurement quelque chose qui ne tourne pas tout à fait rond.
Tu ne sais plus très bien ce que tu ressens ni ce dont tu as besoin
Fonctionner, avancer, faire ce qu’il faut, mais lorsque tu t’arrêtes quelques instants pour regarder à l’intérieur, c’est parfois le brouillard. Qu’est-ce que je ressens ? De quoi ai-je besoin ? Qu’est-ce qui me ferait vraiment du bien ?
Tu peux ressentir un décalage étrange entre ta vie et ce qui se passe en toi. Objectivement, tout va peut-être plutôt bien, mais intérieurement quelque chose ne colle pas. Une forme de vide, d’insatisfaction, de malaise difficile à expliquer. Tu peux même avoir la sensation de ne jamais être complètement toi, y compris lorsque tu es seul(e). Comme si, à force de t’être adapté(e), tu avais fini par perdre le contact avec certaines parties de toi.
Tu es fatigué(e) de devoir constamment te gérer
Cette fatigue n’est pas forcément physique. Elle vient parfois de tout ce que tu mobilises intérieurement pour être la bonne personne au bon moment : surveiller tes réactions, contrôler tes émotions, faire attention à ton image, anticiper ce que les autres vont penser, ne pas trop parler, ne pas trop demander, ne pas déranger…
Et puis il y a tout ce que tu retiens, toutes les émotions enfouies. Un avis que tu ne donnes pas. Une émotion que tu ravales. Un « non » que tu transformes en « oui ». Une colère que tu minimises. Une envie que tu repousses. À force, quelque chose en toi peut finir par saturer. Tu te sens irritable, frustré(e), agacé(e), parfois même sans comprendre exactement pourquoi. Et au fond de cette frustration, une petite voix peut finir par demander : « Et moi, dans tout ça ? »
Tu culpabilises dès que tu commences à penser à toi
Prendre du temps pour toi, exprimer un besoin, poser une limite ou simplement choisir quelque chose qui te fait plaisir peut déclencher une petite alarme intérieure. Est-ce que je suis égoïste ? Je vais décevoir ? Est-ce que je devrais plutôt penser aux autres ? Tu peux alors te retrouver à te décevoir toi-même pour éviter de décevoir quelqu’un d’autre. Et derrière cette culpabilité se cache parfois une peur beaucoup plus profonde : celle de perdre le lien. Être rejeté(e), ne plus être aimé(e), devenir « la personne compliquée », « égoïste » ou « trop différente ».
Tu ressens une tristesse que tu n’arrives pas toujours à expliquer
Il peut aussi y avoir une tristesse particulière, difficile à rattacher à un événement précis. Comme la sensation d’avoir laissé quelque chose derrière toi. Peut-être simplement une partie de toi. Celle qui aurait aimé parler davantage, qui aurait voulu faire autrement, qui avait des envies, des rêves, une sensibilité ou une façon de voir le monde que tu as progressivement appris à mettre de côté. Et parfois, cette tristesse s’accompagne d’un profond besoin d’être compris(e). Ecouté(e) sur ce que tu racontes, mais surtout véritablement vu(e). Que quelqu’un puisse enfin voir ce qu’il y a derrière le personnage. Ce que tu ressens réellement, ce que tu penses réellement, ce que tu portes en silence.
Le conflit intérieur
Tu ressens parfois que quelque chose en toi demande à sortir. Une envie de changer, de parler, de créer, de partir, de dire non, de dire oui, de vivre autrement… sans forcément savoir exactement quoi. Comme si une partie de toi commençait à réclamer de la place.
Oui une partie de toi veut s’exprimer tandis qu’une autre cherche à éviter le danger. Tu veux prendre ta place mais tu crains de déranger, tu veux partir mais tu as peur de perdre le lien, tu veux parler mais tu redoutes les réactions…ce conflit est épuisant, car tu dois constamment choisir entre être en accord avec toi-même et te sentir accepté(e).
Le corps qui parle
Le corps révèle aussi le décalage entre ce que l’on montre et ce que l’on ressent. Une boule au ventre lorsqu’on veut dire ce que l’on pense. Une gorge serrée lorsqu’on retient ses mots. Une tension lorsque l’on accepte quelque chose contre soi. Un soulagement lorsqu’on ose enfin poser une limite. Une sensation d’ouverture lorsque l’on agit en accord avec soi. Cela permet de faire le lien entre écoute intérieure, émotions et approche énergétique, sans réduire le vécu à une simple réflexion mentale.
Pourquoi est-il si difficile d’oser être soi-même ?
Être soi-même va bien plus loin qu’une question de confiance en soi, c’est une question de sécurité. Tu peux avoir appris, au fil de tes expériences, que certaines façons d’être étaient plus faciles que d’autres. Être gentil(le), être calme, ne pas faire de vagues, être disponible, faire plaisir, être performant(e), être raisonnable, ne pas trop demander, ne pas trop parler, ne pas être trop sensible, ne pas déranger…
Et tout cela peut fonctionner très bien, jusqu’au jour où tu te rends compte que tu sais parfaitement être la personne que les autres attendent…mais que tu n’oses plus être la personne que toi tu veux être.
La peur de déplaire/le besoin de plaire
C’est probablement l’une des choses les plus difficiles à accepter. Parce que tu aimerais pouvoir être pleinement toi-même et que tout le monde t’aime quand même. Mais ce n’est pas vraiment comme ça que cela fonctionne. Si tu dis ce que tu penses, quelqu’un peut ne pas être d’accord. Tu dis non, quelqu’un peut être déçu. Si tu poses une limite, quelqu’un peut protester. Tu assumes une envie, quelqu’un peut trouver ça bizarre. Si tu prends ta place, quelqu’un peut trouver que tu en prends trop. Et si tu changes certaines choses dans ta manière d’être, certaines personnes peuvent même préférer l’ancienne version de toi.
Alors tu fais quoi ? Tu t’adaptes. Et parfois tu t’adaptes tellement bien que personne ne voit le problème. Même pas toi. Mais sache que chaque peur peut être dégommée. Ici en intervenant sur l’origine de cette peur de déplaire, et notamment sur les croyances du style je dois plaire à tout le monde pour être aimé(e) et accepté(e).
Tu peux finir par associer le fait d’être aimé au fait d’être agréable. Si je suis gentil(le), on m’aime. Je rends service, on m’apprécie. Si je suis disponible, on compte sur moi. Si je comprends les autres, je suis quelqu’un de bien. Et progressivement, tu peux avoir besoin d’être cette personne-là pour te sentir légitime. Mais qui es-tu lorsque tu ne réponds pas aux attentes des autres ?
L’habitude de s’être adapté(e) depuis tant d’années
Certaines personnes ont très tôt appris à observer leur environnement, à sentir l’humeur des autres, à comprendre ce qu’il fallait faire pour que tout se passe bien, à rigoler avec le groupe pour rester en lien par exemple. Et si ton comportement s’est adapté depuis ton enfance pour être sûr(e) d’avoir de l’amour ou de garder le lien, cette adaptation fait partie de toi peut-être depuis plus de quarante ans, il n’est donc pas chose facile de s’en défaire, de fonctionner autrement, de penser, agir autrement. C’est la zone de confort, la façon de faire que l’on connait. Alors on n’ose plus risquer de tout perdre pour le prix d’être soi-même. Totalement à tort, car la sérénité intérieure que tu vas trouver derrière vaut vraiment l’or du monde.
Les peurs du regard des autres et du jugement
Nous sommes trop nombreux à être piloté par ces deux peurs. « Est-ce que je serai toujours accepté(e) si je montre vraiment qui je suis ? » Que va-t-on dire de moi ? Alors on continue de montrer de nous la version acceptable passe partout, celle pour laquelle on est sûr de ne pas recevoir de critiques, remarques ni attaques qui nous feraient tellement mal.
La peur de décevoir
Tu peux avoir tellement peur de décevoir que tu préfères te décevoir toi-même. Tu acceptes, fais un effort, repousses tes limites, tu gardes pour toi ce que tu penses. Et tu te dis :« Ce n’est pas grave. » Mais à force de répéter cela alors que pour toi ça l’est, quelque chose finit par se passer : tu ne t’écoutes plus. Ce que pense l’autre de toi prend le dessus. Et une fois au ce stade, tu n’as plus de vie.
La peur d’être rejeté(e) ou abandoné(e)
Si je montre vraiment qui je suis, est-ce qu’on va encore m’aimer ? m’inviter ? vouloir être avec moi ? Et alors tu choisis parfois une solution qui paraît plus sécurisante : Celle de ne pas trop montrer de toi. Et tu gardes ainsi le lien avec les autres…mais tu perds petit à petit le lien avec toi.
La peur d’être « trop » ou pas assez
Trop sensible, bizarre, intense, bavard(e), silencieux(se), profond(e), compliqué(e), exigeant(e), différent(e). Pas assez intéressant(e), compétent(e), drôle, beau/belle, intelligent(e)…
Combien de fois as-tu entendu ou ressenti qu’une partie de toi était « trop » ? Tu as déjà fait face à ce genre de critiques et de remarques désobligeantes, alors c’est dur d’y être confronté(e) à nouveau. Et combien de morceaux de toi as-tu ensuite appris à réduire pour être plus facile à aimer ? Car tu essaies de devenir cette personne qui, enfin, sera suffisamment bien pour être reconnue. Et tu t’éloignes de toi, encore…
Que ressent-on à être vraiment soi ?
Un soulagement : Tu n’as plus besoin de surveiller chacun de tes mots, de calculer tes réactions ou de te demander quelle version de toi présenter. Quelque chose se détend.
Une sensation de liberté : Tu peux avoir l’impression de respirer plus largement. Tu n’es plus constamment en train de te demander ce que tu as le droit de dire, de faire ou de ressentir. Et pour autant tu n’es pas plus compris(e), mais tu n’en as pour ainsi dire plus rien à carrer.
De l’apaisement et une paix intérieure: Il y a moins de lutte intérieure. Tu n’as pas besoin de convaincre les autres de ta valeur ni de te convaincre toi-même que tu es « comme il faut ».
La sensation d’être à ta place : Même si tu es différent(e), tu peux ressentir : « Je suis exactement là où je dois être. » Pas forcément parce que tout est parfait, mais parce que tu n’es plus en train de lutter contre ta propre façon d’être.
Un regain d’énergie : tu n’as plus besoin de tout contrôler, surveiller, maitriser, ni de te tordre en deux pour être apprécié(e)
De la cohérence intérieure : Ce que tu ressens, ce que tu penses, ce que tu dis et ce que tu fais commencent davantage à aller dans la même direction.
Une forme de confiance : Pas forcément la confiance spectaculaire de quelqu’un qui n’a peur de rien. Plutôt une confiance tranquille : « Je peux me faire confiance. Je peux écouter ce que je ressens. Je peux faire mes propres choix. »
La sensation d’être vivant(e) : Tu peux retrouver davantage d’enthousiasme, de curiosité, de créativité, de spontanéité. Comme si une partie de toi avait davantage de place pour respirer.
La sensation d’être enfin vu(e) : Et paradoxalement, cela commence souvent par le fait de te voir toi-même. Tu reconnais tes besoins, tes émotions, tes contradictions, tes particularités… sans immédiatement chercher à les corriger.
Une sensation d’intimité avec toi-même : Tu deviens quelqu’un avec qui tu peux vivre. Tu n’es plus constamment en train de te juger, de te surveiller ou de te demander comment tu devrais être.
Par quoi commencer pour oser être soi ?
- Accepter l’inconfort au début : Au début, être soi-même peut être… franchement inconfortable. Parfois, c’est simplement le signe que tu es en train de faire quelque chose de nouveau. Sortir de cette zone de confort, oser, reprogrammer et installer une nouvelle version de soi demande un peu de temps, et cette transition est nécessaire.
- Recommencer à écouter tes envies
- Identifier ce que tu ressens avant de chercher ce que l’autre ressent
- Apprendre à reconnaître tes limites
- Oser avoir une opinion différente
- Arrêter de considérer la différence comme un problème
- Accepter de ne pas plaire à tout le monde
- Trouver la peur qui te pilote et la dégommer
- Commencer petit: Dire ce que tu préfères, donner ton véritable avis, dire « non » quand tu n’as pas envie, porter quelque chose que tu aimes, parler d’un sujet qui te passionne, dire que quelque chose t’a blessé(e). Chaque fois que tu fais cela, tu apprends à ton cerveau : « Je peux être moi et rester en sécurité. »
- Observer quand tu recommences à te cacher: Tu peux apprendre à repérer les moments où tu t’éloignes automatiquement de toi. Pourquoi est-ce que je viens de dire oui ? Pourquoi est-ce que je minimise ce que je ressens ? Pourquoi est-ce que je change complètement de comportement avec cette personne ? Qu’est-ce que j’ai peur qu’il se passe si je reste simplement moi ? La question n’est plus seulement : « Pourquoi je n’arrive pas à être moi-même ? » Mais : « De quoi est-ce que j’essaie de me protéger en n’étant pas moi-même ? » Et là, tu vas beaucoup plus loin.
- Ne pas confondre être soi-même et tout dire: Être soi-même ne signifie pas devenir brutalement transparent. L’authenticité ressemble à quelque chose comme ça : « Je n’ai plus besoin de me déformer pour avoir ma place. »
Et maintenant, peut-être que le travail consiste à apprendre quelque chose de nouveau : rester en lien avec les autres sans te quitter toi-même. Si si pour être passée par là je t’assure que c’est possible…
Et si tu pouvais te sentir un peu plus toi-même?
Si tu t’es reconnu(e) dans ces lignes, à trop cacher certaines parts de toi ou à chercher à correspondre à ce qu’on attend de toi, tu t’es peu à peu éloigné(e) de toi-même. Savoir qui tu es et comprendre pourquoi tu n’oses pas être toi sont deux choses distinctes et complémentaires.
Si tu sens que tu fonctionnes beaucoup dans l’adaptation, le contrôle, le retrait ou le fait de te cacher, mon accompagnement peut t’aider à comprendre ce qui se joue derrière ces mécanismes et à retrouver une relation plus apaisée avec toi-même.
FAQ : oser être soi-même
Pourquoi est-il si difficile d’être soi-même ?
Être soi-même peut être difficile lorsqu’on a appris à s’adapter aux autres pour être aimé, accepté ou éviter le rejet. À force de vouloir répondre aux attentes, de cacher certaines émotions ou de faire passer les besoins des autres avant les siens, on peut finir par ne plus savoir ce que l’on veut réellement. La difficulté n’est donc pas forcément de ne pas savoir qui l’on est, mais parfois de ne plus se sentir suffisamment en sécurité pour le montrer.
Comment savoir si je n’ose pas être moi-même ?
Tu peux avoir l’impression de changer selon les personnes, de jouer un rôle ou de surveiller constamment ce que tu dis et ce que tu fais. Tu peux aussi dire oui alors que tu voudrais dire non, avoir peur de décevoir, chercher l’approbation des autres ou culpabiliser lorsque tu penses à tes propres besoins. Et parfois, tu ressens simplement cette impression étrange d’être là… sans être complètement toi.
Pourquoi ai-je peur du regard des autres ?
La peur du regard des autres peut venir de différentes expériences et de mécanismes de protection construits au fil du temps. Si tu as appris que certaines parties de toi étaient mal accueillies, critiquées ou rejetées, tu peux avoir intégré qu’il était plus prudent de les cacher. Ton adaptation peut alors devenir automatique : tu observes les autres, tu ajustes ton comportement et tu cherches à éviter ce qui pourrait provoquer leur désapprobation.
Comment oser être soi-même sans avoir peur de décevoir ?
Oser être soi-même ne signifie pas ne plus tenir compte des autres ou dire tout ce que l’on pense. Il s’agit plutôt d’apprendre à prendre en compte tes propres besoins, tes limites, tes envies et tes émotions sans considérer automatiquement qu’ils sont moins importants que ceux des autres. Tu peux commencer progressivement : exprimer une préférence, dire non à une petite chose, donner ton avis ou accepter de ne pas faire l’unanimité. Le but est d’apprendre peu à peu que rester toi-même ne signifie pas forcément perdre le lien.
Comment retrouver qui je suis vraiment ?
Retrouver qui tu es peut commencer par réapprendre à t’écouter. Que ressens tu réellement ? De quoi as-tu besoin ? Qu’est-ce que tu veux lorsque tu ne cherches pas à répondre aux attentes des autres ? Il peut aussi être utile d’observer les moments où tu te caches, te contrôles ou t’adaptes, et de te demander : « De quoi est-ce que j’essaie de me protéger en n’étant pas moi-même ? » En comprenant tes mécanismes plutôt qu’en les combattant, tu peux progressivement retrouver une relation plus authentique avec toi-même.
Tu te reconnais dans ces lignes ?
Commence par un quiz gratuit pour t’aider à mieux comprendre tes mécanismes intérieurs et ce qui nourrit ce sentiment de différence.
Pour continuer ton exploration :
- As tu toujours eu cette impression d’être différent(e) ?
- Pourquoi je me sens si profondément seul(e) même entouré(e) ?
- Pourquoi je m’adapte autant aux autres ? Le jour où j’ai compris que je m’étais oubliée
Quand ce fonctionnement devient trop présent, notre monde intérieur finit parfois par nous le raconter à sa manière. Les rêves Om – Rêver d’être nue en public et Naturellement – Rêver d’une célébrité sur Les Rêves de Clémentine, en sont de belles illustrations.
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